Emission radio campus Rennes : les abus tuent, partie 1

5 09 2011

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Emission radio campus Rennes : les abus tuent, partie 2

5 09 2011

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Psychiatrie : des experts trop liés à l’industrie

13 05 2011

LE SOUPÇON circulait depuis vingt ans dans le milieu psychiatrique. Mais la preuve vient d’en être administrée par une chercheuse américaine : la moitié des experts psychiatres qui ont participé à la rédaction du plus célèbre manuel de classification diagnostique des maladies mentales (le DSM4 *) sont payés par l’industrie pharmaceutique, qui fabrique justement les médicaments utiles dans ces maladies.

Lisa Cosgrove, chercheuse à l’université du Massachusetts de Boston, a publié le 21 avril, dans la revue Psycho-therapy and Psychosomatics, le résultat d’une enquête très fouillée sur les liens des experts avec l’industrie : sur les 170 membres des groupes de travail ayant participé à 2171.jpgl’élaboration de ce manuel, 95 (soit 56%) ont une ou plusieurs attaches financières avec des firmes. Une enquête révélée jeudi dernier par le New York Times.Dans certains groupes, comme le panel sur les «troubles de l’humeur», ou le groupe «schizophrénie et autres maladies psychotiques», 100% des experts ont des liens financiers les attachant aux firmes. Depuis vingt ans, le DSM4 est l’objet de critiques renouvelées régulièrement d’une minorité active de psychiatres «classiques». Ceux-ci accusent l’American Psychiatric Association d’avoir fait disparaître la psychiatrie clinique «au profit de classifications, manifestement non plus basées sur le discours des patients sur leur souffrance, mais plutôt sur l’efficacité des médicaments», estime le Dr Jean-Louis Chassaing, psychiatre à Clermont-Ferrand. «Peu à peu, on a éliminé de ce classement toutes les entités difficiles, comme les formes déficitaires de schizophrénie, qui justement ne répondent pas aux médicaments», ajoute le Pr Edouard Zarifian (CHU de Caen)…… Lire la suite »



La tromperie du « déséquilibre chimique »

14 11 2007

Source : http://www.droitshumains.ca/

Du berceau au tombeau, on est bombardé d’informations nous poussant vers la prise d’une “dose” chimique. Mais regardons de plus près certains aspects très importants de cette nouvelle philosophie psychoactive, centrée sur les drogues.

Les psychiatres affirment qu’une personne a « besoin » d’un médicament-drogue pour combattre son « déséquilibre chimique » dans le cerveau qui cause son trouble mental. Cepandant le concept qu’un déséquilibre chimique dans le cerveau serait la cause de maladie mentale est faux. Bien que popularisé par du marketing public à grande échelle, ce n’est qu’un simple souhait psychiatrique. Comme pour tous les autres modèles psychiatriques de la maladie, cela a été totallement discrédité par des chercheurs.

Le diabète est un déséquilibre biochimique. Cependant, comme le déclare le psychiatre Joseph Glenmullen de Harvard, « le test définitif et le déséquilibre biochimique est un haut niveau d’équilibre de sucre dans le sang. Le traitement dans des cas graves consiste en injections d’insuline, ce qui redonne l’équilibre en sucre. Les symptômes disparaissent et un autre test montre que le niveau de sucre dans le sang est normal. Rien de semblable à un déséquilibre en sel ou à un débalancment en sucre dans le sang n’existe pour la dépression ou n’importe quel autre syndrome psychiatrique. »

En 1996, le psychiatre David Kaiser disait, « …la psychiatrie moderne n’est pas parvenue à prouver de manière convaincante la cause génétique/biologique d’aucune maladie mentale, …Des patients [ont] été diagnostiqués comme ayant des “déséquilibres chimiques” en dépit du fait qu’il n’existe aucun test pour supporter une telle affirmation, et…il n’existe aucun concept de ce à quoi un équilibre chimique correct ressemblerait.

Les photos d’imagerie cérébrale actuelles, supposées prouver que les maladies mentales sont des maladies physiques, sont profondément défectueuses. En fait, les médicaments psychiatriques prescrits sont plus que probablement la cause des changements observés dans le cerveau. Steven Hyman, le directeur de l’Institut national de la santé mentale aux États-Unis, admet que l’utilisation sans discernement de tels scans du cerveau produisent de « belles images du cerveau mais qui sont sans conséquence. »

Elliot Valenstein, Ph.D., auteur de Blâmer le cerveau, est sans équivoque: « Il n’y a aucun test disponible pour évaluer la situation chimique du cerveau d’une personne vivante….Aucun signe biochimique, anatomique ou fonctionnel n’a été trouvé permettant de distinguer de manière fiable les cerveaux des patients mentaux. »

Selon Valenstein, « On s’accroche aux théories pas seulement parce qu’il n’y a rien d’autre pour prendre leur place, mais mais aussi parce qu’elles sont utiles pour promouvoir les traitements au moyen de médicaments. »