« Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas », déclare un psychiatre…
20 03 2008
Appel à pétition contre Michel Dubec, le psy qui légitime le viol
Le Docteur Michel Dubec, a écrit un livre : Le Plaisir de tuer, aux éditions du Seuil, en 2007. L’auteur est psychanalyste, mais il est surtout un expert psychiatre national auprès des tribunaux, toujours en exercice. Il consulte également dans son Cabinet libéral, à Paris.
Dans ses écrits [1], le Docteur Michel Dubec justifie les violences faites aux femmes, et même les viols, au nom d’une vision essentialiste, et d’une nature masculine. Le dernier chapitre du livre sur les expertises du Docteur Michel Dubec est consacré au violeur et tueur en série : Guy Georges. Si l’expert dénonce sans ambiguïté les meurtres de ce dernier, il revendique une solidarité de sexe qui lui permet de s’identifier avec une complaisance indécente au violeur, sans aucun respect pour les proches et les familles des victimes. Le Docteur Michel Dubec considère en effet le viol comme un acte sexuel quasi normal s’il est consommé avec complétude (sic). Les propos dangereux de cet expert, dont l’avis est pris en compte dans des décisions de justice, sont intolérables.
Ce qui nous révolte, ….c’est surtout que le Docteur Michel Dubec a écrit ces pages en sa qualité d’expert psychiatre national auprès des tribunaux. Il se sert donc de son autorité et de son pouvoir pour rendre publiquement légitime un crime : le viol, qualifié comme tel par le Code pénal. La position que tient le Docteur Dubec est d’autant plus délétère que cet expert est très souvent nommé dans de nombreuses commissions portant sur de nouvelles mesures judiciaires.
Les signataires de cette pétition demandent à ce que la Garde des sceaux, Rachida Dati, condamne avec force les propos indignes du Docteur Dubec, et qu’elle se prononce sur le maintien ou le non maintien de cet expert sur la liste des experts psychiatres auprès des tribunaux. Nous pensons, nous, que le Docteur Michel Dubec ne possède plus les qualités requises, et qu’il nécessite une radiation urgente de ces listes.
Nous ne pouvons en effet laisser passer des propos aussi clairs (Page 213, extraits) :
« Guy Georges, c’est différent. On peut être avec lui, jusqu’au viol compris. Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. (…) Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. (…) Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré (…) Il ne s’inhibait pas au dernier moment, il était capable de leur faire l’amour quasi normalement. Il y avait éjaculation à l’intérieur du vagin. Guy Georges donne le sentiment que l’acte sexuel était consommé avec complétude. Jusque-là, on peut le comprendre, et même, il nous fait presque rêver (…) »
Signez en envoyant un e-mail à l’adresse ci-dessous (si le lien ne fonctionne pas, vous pouvez le recopier), en précisant que vous signez la pétition, et en indiquant vos nom et prénom, et facultativement : vos qualités et/ou profession, et si vous êtes membre d’une association, d’une O.N.G. d’un parti, votre ville, département et/ou pays de résidence, etc. Merci d’avance :
contrelepsyquijustifieleviol@voila.fr
Post-scriptum
Premier(e)s signataires :
Michèle Loup, Conseillère régionale IDF, Mission égalité, Femmes/Hommes dans les politiques régionales d’île de France ; Docteur Emmanuelle PIET, Médecin et Présidente du Collectif Féministe Contre le Viol ; Monique Dental, Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » ; Docteure Michèle Dayras, Médecin Chef en Radiologie, et Présidente de SOS Sexisme ; Bernice Dubois, Représentante du Conseil Européen des Fédérations Wiso, association membre de la C.L.E.F. (Coordination Française pour le Lobby Européens ; Florence Montreynaud, Ecrivaine ; Marie-Claire Abiker, Présidente du Mouvement Français pour le Planning familial de Paris ; Micheline Carrier, Éditrice du site et des éditions Sisyphe ; la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) ; Bernard Lempert, Philosophe et Psychanalyste ; Michelle Cattania, Présidente de l’Assemblée des Femmes de l’Ile et Vilaine ; Nelly Trumel, Peintre et animatrice de l’émission “Femmes Libres” sur Radio Libertaire ; et Hélène Hernandez, Co-animatrice de l’émission ; Monique Lachkar, psychiatre et psychothérapeute ; Alice Colanis, Fondatrice de Dialogues de Femmes ; L’Espace Simone de Beauvoir à Nantes, ; Monique Lemoine, professeure, ; Docteur Philippe Jakubowick, médecin légiste, exerçant dans un service d’Urgences Médico-Judicaires d’un hôpital de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris ; Docteur Jacques Molia, Médecin retraité, Président de la Fédération nationale de Couples et Familles ; Marie Christine Wassilieff, Avocat ; Philippe Coussy, Psychanalyste, ainsi que des associations comme les Panthères roses, le Collectif Les mots sont importants…
Notes
[1] Retranscrits par la journaliste Chantal de Rudder
Source : http://lmsi.net/spip.php?article737
Un blog a été créé sur l’affaire (attention, images choquantes et réservées à un public averti) : http://lepsyquijustifieleviol.over-blog.com/






APPEL A PSYCHIATRES
Je suis partie civile dans une affaire criminelle (assassinat) qui devrait passer aux Assises en 2009.
Dans cette affaire, qui concerne la mise en cause d’un cadre administratif à la retraite, la magistrature s’est évertuée à tout mettre en oeuvre pour amener à la déresponsabilisation du mis en examen, pour de pures raisons sociologiques, notamment par expertises psychiatriques de complaisance. Trois collèges d’experts sont intervenus : leurs conclusions sont antithétiques. Le premier conclut au “coup de folie” inopiné ; le second estime qu’il n’y a aucune pathologie ; le troisième, pratiqué plus de deux ans après les faits, confirme le premier dans un rapport d’une indigence consternante.
Il se trouve que cette dernière expertise a été dirigée par M. Michel Dubec, que l’on n’a pas été chercher pour rien…
Il faut savoir que le mis en examen n’a aucun antécédent psychiatrique, et n’a jamais été incarcéré en préventive ni même placé en établissement spécialisé depuis son geste. Son “coup de folie” ne devrait nécessiter, par ailleurs, aucune pénalité ni injonction de soin, selon la première expertise qui propose un retour au statut antérieur de retraité de l’individu…
Conformément à la loi française, les parties civiles ont le droit de présenter les expertises du dossier à des tiers (art. 114, al. 6, Code de Procédure Pénale), même non-experts près les tribunaux, pour simple avis professionnel.
Compte tenu de la corruption (et de la lâcheté) à laquelle nous sommes confrontés dans les milieux des experts, JE SUIS A LA RECHERCHE DE PSYCHIATRES qui accepteraient de répondre, pour notre cas, à l’examen des expertises figurant au dossier en vue de donner un avis, notamment sur la conformité scientifique du contenu littéraire de ces expertises.
Le psychiatre qui acceptera de rendre son avis par écrit ne s’engage à rien d’autre qu’à produire un document consultatif. Précisément, il ne sera pas convoqué en justice et ne pourra pas faire l’objet de contestation ni poursuites si les experts souhaitent défendre leur position.
Vous pouvez me joindre à l’adresse 30x@free.fr