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31 05 2011 Commentaires : Pas de Commentaires »Catégories : CCDH
LE SOUPÇON circulait depuis vingt ans dans le milieu psychiatrique. Mais la preuve vient d’en être administrée par une chercheuse américaine : la moitié des experts psychiatres qui ont participé à la rédaction du plus célèbre manuel de classification diagnostique des maladies mentales (le DSM4 *) sont payés par l’industrie pharmaceutique, qui fabrique justement les médicaments utiles dans ces maladies.
Lisa Cosgrove, chercheuse à l’université du Massachusetts de Boston, a publié le 21 avril, dans la revue Psycho-therapy and Psychosomatics, le résultat d’une enquête très fouillée sur les liens des experts avec l’industrie : sur les 170 membres des groupes de travail ayant participé à
l’élaboration de ce manuel, 95 (soit 56%) ont une ou plusieurs attaches financières avec des firmes. Une enquête révélée jeudi dernier par le New York Times.Dans certains groupes, comme le panel sur les «troubles de l’humeur», ou le groupe «schizophrénie et autres maladies psychotiques», 100% des experts ont des liens financiers les attachant aux firmes. Depuis vingt ans, le DSM4 est l’objet de critiques renouvelées régulièrement d’une minorité active de psychiatres «classiques». Ceux-ci accusent l’American Psychiatric Association d’avoir fait disparaître la psychiatrie clinique «au profit de classifications, manifestement non plus basées sur le discours des patients sur leur souffrance, mais plutôt sur l’efficacité des médicaments», estime le Dr Jean-Louis Chassaing, psychiatre à Clermont-Ferrand. «Peu à peu, on a éliminé de ce classement toutes les entités difficiles, comme les formes déficitaires de schizophrénie, qui justement ne répondent pas aux médicaments», ajoute le Pr Edouard Zarifian (CHU de Caen)…… Lire la suite »
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La présidente centriste de la commission des finances du Sénat, Muguette Dini, a démissionné jeudi soir de sa fonction de rapporteure du texte sur la psychiatrie. Une première, qui fait suite à un couac en commission mardi dernier, où le texte a été rejeté.
Le texte sur la psychiatrie laisse des traces. Selon nos informations, la rapporteure du texte, la centriste Muguette Dini, présidence de la
commission des affaires sociales du Sénat, a démissionné jeudi soir. Une première depuis la révision constitutionnelle de 2008. Elle est remplacée sur ce texte polémique par l’UMP Jean-Louis Lorrain. « Elle s’est sentie désavouée par la commission », glissait mercredi un sénateur.
Mardi, contre toutes attentes, le texte sur la psychiatrie a été rejeté en commission. Là aussi une première depuis 2008. Depuis la révision constitutionnelle, c’est le texte amendé par la commission qui est examiné en séance. Le vote défavorable de la commission faisait suite à l’adoption, avec les voix de gauche et contre l’avis du gouvernement, d’un amendement de suppression de Muguette Dini. Il visait un point clef de la loi : les soins ambulatoires – c’est-à-dire reçus en dehors de l’hôpital – sans consentement.
Jean-Louis Lorrain, médecin de formation, a participé aux auditions en commission. Il se dit « très surpris de la position de Muguette Dini qui vidait complètement le texte » de sa substance. Pas moins de 170 amendements avait été adoptés. Le sénateur UMP aura le mérite, aux yeux de l’exécutif, de défendre l’esprit du texte tel qu’il a été adopté par l’Assemblée nationale. « C’est l’impression qu’il fallait sauver le soldat Ryan », glisse le sénateur du Haut-Rhin. Le projet de loi passe en séance mardi prochain. « Les textes sur la folie sont toujours quelque chose de passionnel », remarque le sénateur. « La folie a quelque chose de fondamental dans la société »
Source : http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=1873
Trois mois d’interdiction d’exercer : gênant pour un expert psychiatre des tribunaux nationaux – dont la Cour de cassation – qui est supposé ne plus pouvoir figurer sur la liste des experts du fait d’une condamnation ordinale. Ennuyeux, alors qu’en dépit de la très faible médiatisation (fort euphémisme) de cette condamnation, d’autres que les personnes s’estimant calomniées ou choquées par la teneur de son livre, Le Plaisir de tuer, se sentent encouragées à saisir le Conseil national de l’Ordre des médecins. Cela pour de toutes autres affaires se rapportant aux expertises de ce psychiatre et psychanalyste de l’élégant Marais parisien.
Tiens, c’est au docteur Daniel Zagury qu’Élizabeth Fleury, du Parisien, a
demandé de « dresser le portrait de Xavier de Ligonnès », le Nantais présumé meurtrier de toute sa famille, à partir de l’une de ses lettres. Dur pour les graphologues : hormis la liste des courses et emplettes, on saisit surtout au clavier à présent. D’où le recours aux experts spécialisés dans l’examen de la correspondance de grands criminels.
Voila trois-quatre-six mois, c’est le confrère et ami du Dr. Zagury que la presse aurait prioritairement sollicité pour un « éclairage autorisé ».
Soit le Dr. Michel Dubec, qu’on vit, lu, entendu fort longtemps un peu partout. Zagury et Dubec, c’était un peu les Laurel et Hardy de l’expertise psychiatrique en criminologie. Les duettistes idéaux.
Diserts sans prompteur.
Oui, mais, voilà, dommage, pas de chance pour les radios-télés, le Dr. Michel Dubec vient d’être frappé Lire la suite »
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